Roxane, du persan Roshaniâ "La lumineuse" était l'épouse d'Alexandre Le Grand. Ajoutez lui un n est c'est la Roxanne du groupe rock: Police. Mais celle dont on se souvient avant tout c'est la belle Roxane à qui Cyrano déclare dans la pièce de Edmond Rostand "C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière - Je vous dois d'avoir eu, tout au moins, une amie - Grâce à vous une robe a passé dans ma vie". Bienvenue à Roxanne et bravo aux deux parents: Aurore et Paul
vendredi 9 décembre 2016
dimanche 13 novembre 2016
Le papillon d'Elie
Pour les huit ans de Elie, l'arrière-arrière-petit-fils du plus célèbre chasseur de papillon au monde: Eugène Le Moult, né en 1882 dans ma ville natale de Quimper. Ce papillon d'encre et d'aquarelles est pour lui.
jeudi 3 novembre 2016
La fleur qui pousse à l'intérieur est une librairie
Voici un jeune couple qui vient de concrétiser son rêve le plus cher : créer une librairie. Clémence Roquefort a vingt-six ans, Julien Tardif trente ans et ils viennent d’inaugurer le 15 octobre dernier, sur la jolie place des Cordeliers, dans le centre piétonnier de Dijon, une librairie-salon de thé « La fleur qui pousse à l’intérieur ». Fraîchement sortis d’une formation au métier du livre et suite à une courte expérience dans l’Édition, ils se sont forgés une conviction profonde : ne plus avoir de patron, être indépendants et vivre pleinement tout autant que librement leur passion pour les livres. Le projet d’une librairie–salon de thé s’est alors imposé à eux. Suite à une étude de terrain et aux bons conseils de Pierre Landry, mythique libraire de Tulle, ils se sont lancés. Le joli nom de leur enseigne est tiré de « Vous n’aurez pas ma fleur » une chanson du chanteur libertaire, François Béranger disparu trop tôt sans faire de bruit en 2003 . La note est donnée, voici un lieu d’engagement pour la défense du livre, de la littérature, du bien vivre et du bien manger (les gâteaux sont faits maison et bio).
Quel est le livre culte pour vous, qui est le plus emblématique de votre librairie et que vous défendez avec ferveur ?
« 2666 » de l’écrivain chilien Roberto Bolaño (Éditions Bourgois). Un grand et gros livre borghésien à souhait et que l’on ne peut raconter. On rentre dans un genre littéraire (entre polar et érudition) pour en sortir et en découvrir un autre, sans jamais avoir le fin mot de l’histoire. C’est magistral, une expérience de lecture hallucinante.
Une brève de librairie :
Quand nous parlions de notre projet de librairie-salon de thé, on nous a posé cette question surréaliste « Et on pourra aussi acheter des livres ? »
La fleur qui pousse à l’intérieur
5 place des cordeliers
21000 Dijon
03 80 47 94 71
La Pologne à Paris
Fondée en 1925, à l’adresse actuelle au 123 Boulevard Saint-Germain à Paris, voici une librairie dont l’histoire est intimement liée à la grande histoire. Quand on y entre, son architecture unique composée de cariatides est restée dans son jus des années 20-30. Y pénétrer vous fait immédiatement remonter le temps. 1833 est la date de la fondation par les démocrates polonais exilés à Paris d’une première librairie polonaise qui était le creuset de l’opposition. C’était aussi une bibliothèque, un journal, un bureau d’impression. Puis, la Pologne, libérée du joug de la Prusse, de l’Empire russe et de l’Autriche-Hongrie, retrouve ses territoires éclatés et son indépendance. S’ouvre alors à Paris en 1925, l’actuelle librairie. Mais en 1939, la Pologne est envahie par le IIIem Reich et la librairie parisienne devra fermer ses portes, son directeur est déporté par les nazis, tout son stock est pilonné. Quand elle rouvre après guerre, le pays est dominé par un régime communiste totalitaire- satellite de Moscou et la librairie redevient alors un lieu d’opposition pour les Polonais en exil à Paris. Comme un retour à sa vocation première du début du XIXem siècle. En 1989, avec la chute du mur de Berlin, c’est la naissance de la République parlementaire de Pologne où la censure s’effondre. Les éditeurs et mécènes Vera et Yan Michalski rachètent la librairie en 1991 avec le désir de faire rayonner la culture polonaise, mais aussi la littérature et l’histoire de l’Europe centrale. Pour eux « Le monde a soif de littérature pour mieux exister » et ils font vœu de favoriser les échanges entre l’Est et l’Ouest par ce biais. En 2014 une nouvelle étape est franchie avec la création à la librairie d’un espace francophone dédié aux écrivains de l’ailleurs. C’est leur neveu Tomek Michalski, historien de formation, à la tête de la librairie, qui nous reçoit accompagné de Anne Béraud libraire de l’espace francophone.
Quel est votre livre culte, le plus emblématique de la librairie ?
C’est un livre écrit en français par un Polonais : « Proust contre la déchéance » de Joseph Czapski. (Éditions Noir sur Blanc). L’auteur écrivain, peintre, grand humaniste, survivant du massacre de Katyń est fait prisonnier par les Soviétiques dans le camp de Giazowietz entre 1940-41. Pour y survivre, avec ses codétenus, officiers comme lui, ils organisent des exposés sur leurs sujets de prédilection. Pour lui c’est l’œuvre de Proust et c’est sans documents qu’il restitue par son seul souvenir ce que « La Recherche.. » lui a apporté. Un ouvrage unique d’une puissance rare qui crée plus qu’un lien symbolique entre la France et la Pologne. Les gens conquis en achètent quatre, cinq exemplaires pour les offrir.
Une brève de librairie
Quand la Pologne est entrée dans l’Union Européenne, le 30 avril 2004 nous avons fêté ça à la librairie avec beaucoup de vodka, c’était très festif. Pour la plupart de nos lecteurs, c’était un symbole fort et beau d’espoir pour notre pays. 15 ans après la chute du mur, c’était porteur de sens. Et puis à partir de 2004, on a vu arriver de plus en plus de sans-abris des pays de l’est dont beaucoup étaient polonais. L’envers triste d’un certain décor, celui de vies brisées par le système. Avec la soupe populaire à deux pas de la librairie souvent ils viennent nous provoquer un peu, voler un livre parfois ou lire un journal du pays tout simplement. Nous sommes alors comme un repère pour échapper à cette triste condition entre soupe, alcool et bagarre. Et ça nous touche beaucoup.
Librairie Polonaise
123 Boulevard Saint-Germain
75006 Paris
01 43 26 04 42
lundi 3 octobre 2016
Savoir faire le dos rond, comme un hérisson
C’est qu’elle a les nerfs solides cette libraire. À peine un
an et demi après avoir déménagé sa librairie du Hérisson d’Egreville à
Montagris pour lui donner un second souffle, Stéphanie Delattre voit ses nouveaux locaux sous l’eau en juin
dernier suite aux inondations. Bien qu’une partie de son fonds ait bu la tasse,
elle garde son sourire et son inégalable optimisme. «Hérisson», c’est son nom
de jeune fille et comme cet adorable animal elle a le tempérament pour face aux
difficultés en faisant le dos rond mais sans baisser les bras. C’est ce qui lui a donné l’énergie après
treize ans à Egreville de mener une opération de crowdfunding pour faire
redémarrer sa librairie en difficulté à Montargis, la Venise du Gâtinais, plus
dynamique.
Quel est le roman le plus
emblématique de la librairie que vous défendez avec ferveur ?
« Rosalie Lamorlière- dernière servante de Marie
Antoinette » de Ludovic Miserole
(Les Éditions du Préau). Je l’aime, je l’aime ce livre ! L’histoire des ultimes
instants de la reine à la Conciergerie avant son exécution à travers sa
dernière servante qui lui survivra. Un docu-roman historique passionnant que je
défends depuis sa parution en 2010.
Une brève de librairie
Être libraire, c’est plus qu’un métier qui se joue entre 10
h et 19h . C’est une vocation de chaque instant pour transmettre le goût de
lire. Un de mes amis qui ne lisait pas a eu la révélation suite à mon conseil
de plonger dans « La vérité sur l’affaire Harry Québert » de Joël
Dicker. Depuis, chaque fois que je le
croise, il a un livre en main. Et ça me rend heureuse.
70 rue du Général Leclercq
45200 Montargis
Une librairie bien éclairante
Impossible à Vienne de passer
à côté du Forum, l’un des plus beaux monuments de la Gaule romaine. En face de
ce temple d’Auguste et de Livie édifié au 1er siècle avant J.C vous
ne pourrez manquer la majestueuse librairie Lucioles. Éclairante et lumineuse
au cœur de l’obscurité voilà comment Michel Bazin et Norbert Parazon, à l’image
de ces petits insectes ont imaginé leur librairie lorsqu’ils l’ont créée en
1976. Donner le goût de la lecture et
ouvrir les esprits à la culture est la mission qu’ils s’étaient assignée à
l’époque et que poursuit aujourd’hui fidèlement la toute jeune équipe à qui
Michel Bazin a passé la main : Renaud Junillon son bras droit depuis des
années et Alain Bélier, fidèle lecteur, tous deux co-gérants de l’enseigne
depuis 2011. Sur les quarante dernières années
et après plusieurs déménagements, la librairie s’est développée considérablement
en passant de 30 m2 aux actuels 200 m2. Au
fil des ans, de nombreuses initiatives ont vu le jour : le Prix lucioles (l’un
des premiers prix de libraire en France), le prix junior, le prix lycéen et le
prix BD, tout cela assorti d’une
politique d’animations et de rencontres très soutenue. C’est Renaud Junillon
qui nous accueille pour nous faire partager ses livres coups de cœur.
Quel est le livre
culte pour vous, qui est le plus emblématique de la librairie ?
« Les saisons » de Maurice
Pons qui vient tout juste de disparaître en juin dernier (Bourgois). Une de mes
premières découvertes quand je suis arrivé à la librairie. Un roman fabuleux,
nous le remettons sans cesse sur notre table de nos choix. Une histoire sombre,
dérangeante, kafkaïenne à souhait, mais magnétique. C’ est un grand classique,
il y a ceux qui l’ont lu et les autres. Et pour les premiers c’est l’un des plus
beaux livres qui soit.
Brève de
librairie :
Comme tous nos confrères,
nous avons des perles comme « Avez-vous la ferme des animaux d’Orson Welles ? »,
mais celle qui m’a amusée, c’est un homme qui voulait savoir si nous avions
« Homicides multiples dans un hôtel du bord de Loire » de l’écrivain
de polar anglais L.C Tyler (Sonatine). Nous lui répondons par l’affirmative et
là, très amusé, il nous rétorque
« C’est moi l’auteur ». Il voulait juste vérifier que nous avions son
livre.
Librairie Lucioles
13-15 Place du palais
38200 Vienne
04 74 85 53 08
Une librairie gourmande
En 2000 quand Didier Bardy et Catherine Mitjana ont fait une
étude de marché pour créer une librairie dans ce joli petit village fortifié du
Gers, tous les critères étaient négatifs. Et c’est justement pour cette raison
qu’ils se sont lancés dans ce projet fou qui aujourd’hui est une réussite. Ne
dites pas à cet ancien chargé de mission en développement rural que la clé du
succès c’est son idée de Tartinerie qui propose des livres. Non pour lui c’est
une librairie qui propose des tartines, la nuance est de taille. C’est un lieu selon
lui « d’utilité publique », où les gens vivent des temps de repos, de
partages et peuvent s’adonner à toutes leurs gourmandises, mais avant tout
celles du cœur et de l’esprit. Car il s’en passe des choses à la Librairie
Tartinerie. En plus des traditionnelles rencontres, lectures et dédicaces,
l’équipe organise des spectacles de musique et de théâtre, des expositions et
aussi chaque année « Les Estivales de l’illustration »
pour les fous de dessins et amateurs d’images. C’est Didier Bardy qui nous
reçoit pour nous faire part de ses enthousiasmes du moment.
Quel est le livre culte pour vous
que vous défendez depuis toujours avec ferveur ?
« Le livre de l’intranquillité » de Fernando
Pessoa. Un texte que vous pouvez ouvrir à n’importe quelle page et vous vous
échappez, vous réfléchissez, vous méditez, vous vous évadez. Sa poésie est magnifique.
Une brève de librairie
Il y a des rencontres à la librairie qui vont parfois
jusqu’à des mariages. On voit des
familles se former, des gamins naître et grandir. C’est cet élan de vie,
ces liens qui se créent qui nous touchent le plus.
La Librairie Tartinerie
Place de l’église
32120 Sarrant
05.62.65.09.51
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