Affichage des articles dont le libellé est dessin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dessin. Afficher tous les articles

mardi 13 octobre 2015

Cette Dame blanche n'est pas un fantôme des autoroutes mais une librairie



La Dame Blanche
35 grande rue
56290 Port-Louis
02 97 82 45 11

Ancienne solderie de livres et salon de thé, « La Dame Blanche » vient tout juste d’être reprise en juillet dernier par Dominique Guillopé qui l’a transformée en librairie généraliste, tout en élargissant l’activité de restauration sucrée à une carte salée.
Après dix ans dans le secteur de la programmation de spectacles, elle a souhaité se reconvertir dans le métier de libraire. Suite à une année de formation, elle s’est installée dans le Morbihan à Port-Louis, séduite par cette vieille bâtisse du XVIIem avec sa grande cheminée en pierre et son jardin clos orienté plein sud. Un charme inouï au cœur de la ville, à seulement deux pas de la plage. Pour sa première rentrée littéraire, c’est avec beaucoup de chaleur qu’elle nous fait part des livres qui l’ont enthousiasmée.

Quel est le livre qui vous tient depuis toujours à cœur et que vous défendez avec ferveur ?
Il y  en a plusieurs qui me viennent à l’esprit comme par exemple « le sourire étrusque » ou « Le baron perché ». Mais vraiment celui que j’aime le plus, qui pour moi est un roman culte, c’est « le jour des corneilles »  (Libretto) de l’auteur québécois Jean-François Beauchemin. C’est un ovni littéraire total, l’histoire d’un enfant sauvage et de son père halluciné vivant tous deux au cœur d’une forêt. Un livre très imagé, on est pris dedans pour ne plus le lâcher, on ne peut que l’aimer.


Une brève de librairie :
Comme je viens tout juste d’ouvrir,  je n’en ai pas encore beaucoup. Mais j’en ai tout de même deux, assez amusantes.
Quand «La dame blanche» était une solderie, vous imaginez toutes les piles de livres d’occasion qui s’accumulaient. J’ai tout réorganisé pour proposer une offre sélective de livres neufs, bien rangés, bien mis en valeur. Et là certains clients désorientés n’ayant pas saisi le changement,  de me dire « Mais y a plus de livres ! ».


La deuxième, c’est que le nom de la librairie trouvé par mes prédécesseurs est un hommage à Emily Dickinson et à l’ouvrage du même nom que Christian Bobin lui a consacré dans la collection « L’un et l’autre» chez Gallimard. Mais pour beaucoup, c’est aussi celui d’une auto-stoppeuse fantôme que l’on peut croiser sur les routes. Un jour de marché, une femme m’a apporté de l’encens en m’expliquant qu’il y avait entre les pierres de la librairie une âme tourmentée prisonnière et qu’il fallait à tout prix purifier les lieux. Cette réaction est sans doute liée à ce nom et n’oublions pas surtout que nous sommes dans un pays de légendes.

mardi 6 octobre 2015

La librairie de grand papa


Librairie Georges
300 Cours de la Libération - Talence


En créant sa librairie en 1904, Georges Bory aurait été assez fière de savoir qu’un siècle plus tard, son arrière-petite-fille Cécile poursuivrait son œuvre tout en élargissant le positionnement scientifique de l’époque à une offre totalement généraliste. Cette enseigne qui porte le nom de grand papa, a déménagé en 2002 pour investir dans la région de Bordeaux, 400 mètres carrés dans le Forum des arts et de la culture de Talence, juste au pied du tramway.  Doté d’un café avec terrasse qui permet d’organiser rencontres et débats, Georges est devenu l’étape incontournable pour tous ceux qui aiment les livres et prendre le temps de se poser pour s’y plonger. C’est Jean Pierre Ole, libraire qui nous accueille et nous fait part de ses coups de cœur.

Le livre, le plus emblématique de la librairie, que vous défendez avec ferveur
« Et quelquefois j’ai comme une grande idée » de Ken Kesey  (Monsieur Toussaint L’Ouverture). Par l’auteur de « Vol au-dessus d’un nid de coucou », c’est un roman Faulkenérien par son invention formelle, mais aussi Steinbeckien par son approche sociale.  C’est la première traduction française d’un roman magistral presque cinquante ans après sa publication américaine.

Une brève de librairie

Je voudrais parler d’un pan méconnu de notre métier et me permettre un coup de gueule. Ce matin ce n’est pas moins de 19 colis d’un même grand groupe d’édition qui viennent de nous arriver pour la seule première semaine d’octobre. Je me serais bien passé des deux tiers des livres envoyés, tant ils sont peu ou pas travaillés, bourrés de coquilles et sans réelle raison d’être. On est dans une accélération généralisée, une course frénétique à la production au détriment de la qualité éditoriale des livres. Alors j’ai envie de faire passer un message aux éditeurs : « Publiez moins, mais mieux ». Tout le monde du livre, de l’éditeur au lecteur en passant par l’auteur et le libraire en sortirait gagnant.

vendredi 19 juin 2015

La librairie La Hune 1945




En 1945, la Librairie la Hune se situait rue Casimir-Delavigne à l'angle de la rue Monsieur-le-Prince. Un escalier en vis à vis des deux rues menait à l'étage, éclairé par cinq fenêtres. En passionné de Van Gogh, Bernard Gheerbrant son fondateur fit peindre les façades en jaune et l'enseigne en bleu. Il lui donna le nom de La Hune, car l'escalier lui faisait penser  à celui du mât principal d'un grand voilier qui mène au poste d'observation. Un symbole très évocateur de ce que doit être le métier de libraire, observateur et acteur du monde littéraire pour détecter et soutenir les talents.


samedi 6 juin 2015

L'auteur masqué pour La Hune


Une collaboration avec Frédéric Beigbeder aux mots et moi aux pinceaux. Pour dénoncer le scandale de la fermeture de La Hune, cette librairie-galerie fondée par Bernard Gheerbrant en 1949 où l'on pouvait rencontrer André Breton, Henri Michaux, Marx Ernst, Marguerite Duras,  Françoise Sagan et bien d'autres. La Hune, un lieu mythique entre le Flore et les Deux Magots, une légende de Saint-Germain-des-près qui fermera définitivement ses portes le 14  juin prochain. Plus qu'une page qui se tourne, c'est l'oeuvre de plus d'une vie envoyée au pilon. 



lundi 18 mai 2015

Mon livre de chevet du moment




Tout chez Joann Sfar me parle. La vitalité de son trait, l'énergie de ses couleurs, sa liberté, sa poésie.
Ce pavé regroupe les dessins de 40 carnets qui l'ont accompagné durant la préparation de son biopic sur Gainsbourg. Un lecture qui m'en fait voir de toutes les couleurs.