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jeudi 25 octobre 2018

Librairie des petits Platons (Paris)





Bonne résolution de rentrée et si on philosophait ? Poussons la porte de la librairie « Les Petits Platons » qui se situe à Paris à deux pas du Panthéon.  Ici on n’attend pas pour nos têtes blondes la classe de terminale pour pratiquer avec eux l’art de philosopher. Dans cette librairie jeunesse orientée philo, on y trouve des ouvrages destinés à toutes les tranches d’âge et ça commence dès 3 ans.  Si la philosophie est l’amour de la sagesse, il est clair que Jean Paul Mongin philosophe, éditeur et librairie est tout sauf sage et aime sortir des sentiers battus.  Il pratique sa discipline avec cœur et rigueur, mais sans jamais se prendre au sérieux et surtout avec la volonté de ne jamais être ennuyeux. C’est ainsi qu’il a eu la belle idée  en 2010 de créer une maison d’édition de livres philosophiques pleins d’esprit et d’humour qui s’adressent aux jeunes. Il a joliment baptisé  sa maison « Les petits Platons ». L’enjeu pour lui est de raconter les grands philosophes, leurs questionnements, leurs visions du monde sous forme d’histoires rigolotes. Et ça marche, ses livres sont traduits dans 26 langues et comme le veut l’expression consacrée, se lisent de 3 à 77 ans. C’est son épouse Morina qui assure la direction artistique avec une sélection d’illustrateurs de qualité et une fabrication soignée.  C’est en 2014 que  la librairie a ouvert ses portes pour proposer outre les ouvrages maison, une sélection de beaux livres, de revues et d’objets ludiques comme ces drôlissimes marionnettes à l’effigie de nos grands penseurs . Régulièrement Jean Paul Mongin organise des rencontres ou ateliers phisolophiques à la librairie  et au théâtre de l’Odéon pour les adultes.

Quel « Petit Platon » nous conseillez-vous pour nous initier à votre collection?
« Newton et la confrérie des astronomes » de Marion Kadi et Abraham Kaplan, illustré par Tania Boyko.  Un récit fantastique et scientifique qui réunit autour de Newton : Ptolémée, Copernic, Galilée, Kepler, Descartes, Leibniz... On y découvre au fil d’une palpitante aventure des notions comme la gravitation, les phénomènes optiques entre autres. Un livre aussi instructif que follement amusant.

Quel est selon vous l’incontournable de votre collection, l’ouvrage pilier ? 
Je vous en citerai deux. Le premier « Diogène l’homme chien » de Yann Marchand illustré par  Vincent Sorel.  Pour être libre comme un roi, il faut être libre comme un chien, car tout ce que l’on possède nous possède. Dans ce livre Diogène est un vrai chien, libre, furieux, increvable. Voilà une belle et distrayante réflexion sur la liberté. 
Le second : « La folle journée du professeur Kant » illustré par Laurent Moreau et écrit par mes soins. Kant est très souvent jugé sévère et austère, aussi ce livre propose de le découvrir de façon drôle et décalée autour d’une série de questions  qu’il s’est posées lors d’une journée passée à Königsberg : Que puis-je connaître ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ?  Qu’elle est le secret de la beauté ?

Quel beau livre nous recommandez-vous ?
« Kanjil et le roi des tigres. Conte d’Indonésie » de Béatrice Tanaka  (Editions Kanjil). C’est un livre CD qui raconte comment le petit Kanjil empêche un démon d’envahir son île  et de croquer ses amis.  Sur la base d’un conte traditionnel indonésien, elle réunit une belle documentation sur le théâtre d’ombres et y adjoint la musique traditionnelle de Java.

Une brève de librairie

Récemment un orthophoniste nous a raconté qu’un garçon de 12 ans qui n’avait pas appris à lire s’est passionné dans son apprentissage par « La mort du divin Socrate ». Le personnage de Socrate l’a profondément touché par sa marginalité et sa quête de vérité. Un retour de lecture comme celui-là justifie à lui seul toute la collection.  Il y a aussi ce papa qui nous a expliqué que sa fille qui avait passé un bac scientifique, contre toute attente s’était engagée dans des études de philo suite à la lecture enfant de nos Petits Platons. Nous sommes fiers d’avoir suscité une vocation.

Librairie des petits Platons
7 rue des Fossés Saint Jacques
75005 Paris
09 81 72 23 49

mardi 6 mars 2018

Rencontre à la Librairie Tome 7



C’est en 2013 qu’Audrey Colin, Frédéric Lapeyre et Géraldine Garot , tous trois employés de cette librairie du 7em arrondissement de Paris, ont décidé de s’associer pour sauver cette institution du quartier créée en 1989. L’enseigne se trouvait alors dans une mauvaise passe, en pleine liquidation judiciaire. Tous trois l’ont reprise et on peut l’affirmer aujourd’hui, avec succès.  Avant, la librairie s’appelait Tome Dom, évoquant le tome d’un livre et le « Dom » du nom de la rue. Pour marquer le changement, sans pour autant  se couper de ses racines, la nouvelle équipe l’a rebaptisée et a remplacé le Dom par le 7 de l’arrondissement, qui est aussi un chiffre porte-bonheur. Ce sera donc Tome 7, un  nom court, ludique, très facile à retenir et à prononcer. 5 ans après, la librairie se porte très bien pour la plus grande joie des habitants de ce quartier de Paris, qui au-delà de ses apparences très huppées, reste familial, convivial  et à la recherche de proximité et de chaleur que lui offre l’équipe dynamique de Tom 7. C’est Audrey Colin qui nous reçoit aujourd’hui pour nous faire part  de leurs coups de cœur du moment.

Quel roman français nous conseillez-vous de lire ?
Le dernier d’Eve de Castro « La femme qui tuait les hommes »  (Robert Laffont) qui nous raconte plusieurs histoires à travers le portrait de deux femmes, Jeanne et Lena. Cette dernière, une jeune Russe, du temps de la révolution bolchévique  sera connue pour avoir assassiné 276 hommes maltraitants. C’est un superbe voyage entre deux mondes, qui oscille entre histoire et roman, porté par une écriture d’une grande  finesse

Et du côté des étrangers que bous recommandez-vous ?
« Au cœur du Yamato » d’Aki Shimazaki (Actes Sud). Après le cycle du « Poids des secrets » en voici un deuxième composé de cinq romans qui peuvent se lire dans l’ordre ou le désordre. Auteur canadien , originaire du Japon, elle écrit en Français d’une plume raffinée et dresse dans ses livres le portrait touchant de personnages dont la psychologie est saisie en quelques lignes.  Ces romans sont quasiment des nouvelles, et chacun est un petit chef-d’œuvre.

Y a –il un premier roman qui vous a particulièrement marqué ?
Il y en a deux. Le premier,   « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman  (Gallimard). Un texte cru, violent, qui secoue beaucoup sur l’amour inconditionnel qu’une femme faillible, maniaco-dépressive, porte à se deux filles.  En dépit de toutes ses tentatives d’une vie heureuse, elle échoue. Un livre bouleversant sur comment grandir et se construire dans un milieu familial instable. Le deuxième « Les déraisons » de la scénariste belge Odile d’Oultremont (Éditions de l’observatoire). Un roman qui m’a touchée. L’histoire d’un  couple Adrien et Louise, frappé par le cancer de cette dernière.  Mais comme pour cette femme magique  tout est jeu et enchantement, elle parvient à mettre des couleurs sur son sombre parcours. Même si je n’aime pas trop comparer, je dirais que ce texte est à la croisée d’« En attendant Bojangles » et de « L’écume des jours » . Un sujet grave, mais un livre plein de tendresse, à recommander.

Quel est le livre que vous vous êtes promis de lire ?
« La guerre et la paix » de Tolstoï. Pas comme un devoir,  mais un profond désir de lire ce génie de la littérature. 

Quel est le livre le plus emblématique de la librairie que vous défendez avec ferveur ?
Parmi les cinq libraires de Tom7, c’est le roman de Mathieu Ménégaux « Je me suis tue »  (Grasset) qui fait l’unanimité.  Un couple plutôt « bobo » se retrouve soudainement confronté au viol que la femme va taire à son conjoint. Ce silence accompagné de mensonges sera le premier d’une longue série qui  aboutira à une succession de drames, dont l’ultime sera l’infanticide. L’épouse croyant voire dans son enfant son violeur.  C’est un texte court, percutant comme un coup de poing, un livre qui vous laisse abasourdi, qui marque profondément et durablement. 

A qui auriez-vous remis le Goncourt?
Dans la sélection j’aurais chois le roman de Véronique Olmi  « Bakhita » ( Albin Michel) . Mais mon Goncourt serait le remarquable dernier livre de Jean-Luc Seigle « Femme à la mobylette » (Flammarion). L’auteur nous fait vibrer sur le destin d’une femme perdue qui va trouver un sursaut dans sa vie grâce à une mobylette.  Un roman magnifique  sur comment on peut renaître de ses cendres. 

Une brève de librairie
Deux pépites me viennent à l’esprit :
 « Bonjour, je voudrais le rouge et le noir. Mais je ne prends aujourd’hui que le rouge, pour le noir je reviendrai la semaine prochaine » 

«  Je recherche la bible, mais je ne connais pas l’auteur »

Librairie Tome 7
81 rue Saint Dominique
75007 Paris
01.45.51.83.98

mercredi 31 janvier 2018

Une librairie fondée par Gaston Gallimard il y a presque cent ans.




Il n’y a pas qu’une librairie dans le giron de Gallimard, mais c’est bien la seule et unique  à porter son si prestigieux nom. Voici un lieu presque centenaire, créé plus exactement en  1919 par Gaston Gallimard lui-même. Situé à quelques encablures seulement  de sa maison d’édition éponyme à Saint Germain des Près, ce comptoir de vente avait pour vocation d’être la vitrine de ses publications. A contre sens total d’une logique purement commerciale, s’y trouvait alors une bibliothèque où les gens pouvaient emprunter des livres. « Il faut prendre de biais les choses les plus simples » avait coutume de dire l’illustre éditeur. Tout en proposant l’intégralité du fonds disponible de la maison, c’est en 1950 que la librairie va s’ouvrir à la  production des éditeurs concurrents. Anne Ghisoli libraire aguerri qui nous reçoit aujourd’hui, a pris la direction de l’enseigne en 2011 et a mis en œuvre en 2015 le gros chantier de rénovation des murs et de la déco. Tout en modernisant le lieu, l’âme en a été préservée. De majestueuses bibliothèques qui s’élèvent du sol au plafond avec leurs échelles pour accéder aux étagères les plus hautes, offrent un élégant écrin aux ouvrages présentés. Ne vous laissez pas impressionner,  ici on est chaleureusement reçu par une équipe de six libraires. C’est au rythme très soutenu de deux à quatre rencontres par semaines qu’ils animent tous la librairie, avec la spécificité d’un rendez-vous dédicace tous les vendredis en fin d’après-midi en présence d’un auteur de Bande dessinée. 

Quel  roman nous conseillez-vous de lire ?
Pour rendre hommage à notre façon au regretté Paul Otchakovsy-Laurens, qui a su comme peu d’éditeurs  créer une belle communauté d’auteurs, je vous parlerai d’une de ses dernières publications :  « Les spectateurs » de Nathalie Azoulai (Editions P.OL).  Un texte tout en finesse, où se dessine une poignante histoire d’exil. Le narrateur est un jeune garçon  de 13 ans qui porte un regard aiguisé sur un père sombre, taiseux et sur une mère qui semble s’évader dans la fabrication de robes de star et la lecture de magazine de cinéma des années 40. On imagine alors qu’ils ont fui un pays du Moyen-Orient.  C’est un très beau texte , où rien n’est jamais forcé. 

Et du côté des étrangers ?
Plus qu’un livre, un coup de poing :  « Un jardin de sable » de Earl Thomson (Éditions Monsieur Toussaint Louverture). Ce roman a tout pour devenir culte. Il se situe aux U.S.A  dans les années 30 pendant la grande dépression. C’est une initiation à la vie dans la pauvreté, la vulgarité et la brutalité.  Une plongée de 800 pages dans le monde des laissés pour compte, peu fréquentables, mais d’une si belle humanité. À découvrir.

Quel premier roman vous a particulièrement marqué ?
« Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman (Gallimard). Elle nous raconte sans jamais être dans la plainte, mais avec force d’amour ce qu’elle a vécu avec une mère maniaco-dépressive. Un livre entre cris et hurlements, mais ou rien n’est tout noir ou tout blanc . En tous les cas très vibrant . 

Quel livre vous êtes-vous promis de lire ? 
Ce n’est pas un, mais deux : L’Illiade et l’Odyssée . Je me sens toujours bête de ne pas les avoir lus. Je pourrais toujours commencer par la biographie d’Homère de Pierre Judet de la Combe (Folio Biographie). 

Quel est le livre culte le plus emblématique de la librairie ?
Ce n’est pas un, mais sept  ouvrages, qui composent « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust (Gallimard).  Bien que la Recherche existe en Pléiade, elle est bien plus souvent demandée en collection blanche. C’est toujours émouvant quand un jeune lecteur démarre Proust. Je lui dis de ne surtout pas avoir peur de l’ampleur et que son monde s’en trouvera tellement enrichi. 

Une brève de librairie :
C’est une anecdote, que beaucoup de libraires ont déjà vécue et qui fait vraiment plaisir. Notre métier est passionnant, mais très difficile. Ma plus grande joie est  celle d’avoir recommandé un jour à un client à Grenoble un auteur auquel je suis très attaché : Henri Calet dont j’ai absolument tout lu et relu: « La belle lurette », « Peau d’ours », « Les murs de Fresnes » ... Je retrouve c’est homme bien plus tard à Paris qui se présente à moi en s’exclamant « Vous me reconnaissez, vous m’aviez fait découvrir l’œuvre de Henri Calet ! » Cette joie-là, de la transmission  abolit toute distance et le temps alors ne se compte plus. 

Librairie Gallimard
15 bd Raspail
75007 Paris

01 45 48 24 84

lundi 12 juin 2017

Librairie Le coupe Papier





Un parquet qui craque sous nos pieds, du bois blond qui sent bon, une odeur douce de papier et d’encres mélangés, voilà ce que nos sens perçoivent lorsque l’on franchit la porte de la librairie théâtrale de l’Odéon qui se situe à deux pas du célèbre Théâtre du même nom.  Scène étonnante, on découvre confortablement installés et dans le plus grand silence, de jeunes  apprentis comédiens qui feuillètent des ouvrages à la recherche de scènes à jouer. Ici, l’accueil est un des maîtres mots et c’est pourquoi on s’y sent bien. Avec ses 20.000 références, c’est le précieux repaire parisien pour tous les amoureux du théâtre et des arts du spectacle, classiques ou contemporains.  Son propriétaire depuis 2006 est bien connu du grand public pour son amour de la scène, c’est le célèbre journaliste Philippe Tesson.  Passionné et passionnant, c’est Johan Vitiello responsable de la librairie qui nous reçoit pour nous faire part de ses coups de cœur.

Quel texte d’un dramaturge français voulez- vous nous faire découvrir ?
« Une famille aimante mérite de faire un vrai repas » de Julie Aminthe (Quartet éditions). Ce jeune auteur réussit la prouesse de ne pas faire café-théâtre un peu lourd sur le sujet de la famille. Elle aborde les situations sous l’angle d’un humour amer. C’est une jolie comédie grinçante à souhait.

Du côté des auteurs étrangers que nous conseillez-vous de découvrir ?
« L’abattage rituel de Gorge Mastromas »  de l’anglais Dennis Kelly  (L’Arche). Un théâtre de plateau, noir, très dur, sur la corruptibilité de l’homme. L’ écriture de Kelly est extrêmement contemporaine,  il a un sens aigu de la construction et du drame.

Quel est le livre le plus emblématique de la librairie que vous défendez avec ferveur ?
Un livre culte pour tout jeune comédien « La formation de l’acteur » de l’auteur et metteur en scène russe Constantin Stanislavski (Petite  Bibliothèque Voyageurs de Payot). Un classique qui délivre les enseignements de la fameuse méthode de l’Actor’s Studio. On le pose en pile à côté de l’ordinateur à la caisse, il est toujours prêt à partir.

 Y a-t-il un roman adapté au théâtre qui vous a particulièrement plu ?
« Les particules élémentaires » de Michel Houellebecq (Flammarion) cette adaptation théâtrale par un jeune metteur en scène de 27 ans Julien Gosselin est un spectacle-fleuve de quatre heures, qui file à toute allure  et sert merveilleusement ce roman culte et sa poésie singulière. Mais je pourrais aussi vous citer « Les bienveillantes » de Jonathan Littel (Gallimard) admirablement adapté par Guy Cassiers. Une fresque puissante sur un sujet aussi dur qu’exigeant.

Quel livre sur la dance nous recommandez-vous ?
« Je suis une femme respectable » de Josephine Ann Endicott. Le récit de son travail avec Pina Bausch dans les années 70 à Londres où s’opérait alors une véritable révolution chorégraphique. Un livre passionnant même pour ceux qui ne connaissent pas la danse.

Et sur le cirque, quel est votre conseil de lecture ?
« Le clown Arletti » de François Cervantes et Catherine Germain (Magellan et compagnie). Ce beau livre présente la maman de tous les clowns contemporains,  qui ne sont pas les augustes caricaturaux moqués par les clowns blancs et les Messieurs Loyal mais des clowns d’une profonde poésie.


Une brève de librairie
Alors qu'une nuit, j’ai ouvert exceptionnellement la librairie après une représentation à l’Odéon pour un dramaturge Jean –René Lemoine  qui voulait son propre texte, sont arrivés de façon totalement inattendue un metteur en scène accompagné d’un universitaire russe qui ont acheté pour pas loin de 1000 euros de livres. À une heure du matin, on y était encore,  on s’est mis à fumer des cigarettes dehors sur le trottoir et refaire le monde. Un moment inouï. Je me souviens aussi d’une discussion d’une heure à la librairie entre Patrice Chéreau et Luc Bondy qui avaient le projet de créer ensemble à l’Odéon « Comme il vous plaira » de  Marivaux. Le coupe-papier est une librairie qui  vous permet de vivre des moments uniques comme ceux-là.

Le Coupe Papier
19 rue de l’Odéon
75006 Paris
01 43 54 65 95




mercredi 22 juin 2016

Paris sera toujours une fête


Des lieux emblématiques de notre belle capitale. Lieux de fête, de distraction, de rencontres et de partage. Cette série à l'aquarelle est un hommage à Paris, ses couleurs, sa splendeur.

Montparnasse

Montmartre




Saint Germain des Près 

Montparnasse

L'alignement du Carousel du Louvre



Vive la jeunesse



L’école est bientôt finie, une bonne raison d’aller à l’Émile, pour faire le plein de bonnes lectures pour l’été. « Librairie des écoles et de la jeunesse » peut-on lire en gros sur le fronton de la devanture de cette ravissante librairie à deux pas de la prestigieuse école parisienne : Active Bilingue. Créée dans les années 80 par Guillaume et Naza Chiffert, l’Émile est une véritable institution pour les écoliers du quartier qui y trouvent tous les livres pour étudier (en français et en anglais), mais aussi et surtout pour s’évader et se détendre. Lauriane Le Dus, aidée de deux autres libraires, gère de sa belle énergie cette enseigne qui tire son nom de l’ « Émile ou De l’éducation » de Jean Jacques Rousseau. C’est elle qui nous reçoit ce jour pour nous faire part de ses coups de cœur. 

Quel est le livre le plus emblématique  de la librairie
Alex Rider d’Anthony Horowitz (Livre de poche jeunesse), voilà une série en dix tomes qui traverse les générations. L’histoire d’un orphelin de 14 ans engagé par le MI6  et qui enquête par ce biais sur la disparition mystérieuse de son oncle lui-même agent des services secrets britanniques.  Nos lecteurs les ont tous lus et tous conseillés à leur entourage. Un  véritable phénomène. 

Une brève de librairie
Un souvenir qui m’a beaucoup touchée, celui d’une ado qui rentre à la librairie et m’explique qu’elle n’aime pas lire.  Je luis conseille alors d’essayer « Le noir est ma couleur » d’Olivier Gay (Rageot). Elle est revenue 3 jours après m’acheter tous les livres de la série, elle avait des étoiles plein les yeux. 

L’Émile
136 avenue Émile Zola
75015 Paris

01 40 59 86 40 

lundi 16 novembre 2015

"Fluctuat Nec Mergitur" 13 Novembre 2015


La devise de Paris comme symbole de résistance après les attaques terroristes du 13 novembre.
"Il (le bateau) est battu par les flots, mais ne sombre pas" 

jeudi 12 novembre 2015

La librairie voisine du Wepler




Librairie de Paris
7 place de Clichy
75017 Paris

À ne pas confondre avec « La librairie de Paris » située … à Saint Étienne. Celle dont nous parlons aujourd’hui s’est installée en 1948 à l’emplacement d’une brasserie sur une des places mythiques de Paris : la place Clichy. Depuis 1989 elle appartient au groupe Gallimard qui a engagé de gros travaux de rénovation en 2000. Située à la croisée de quatre arrondissements, les 8e, 9e, 17e et 18e, cette place forme un carrefour assez hétéroclite, très fréquenté de jour comme de nuit. Elle a depuis toujours inspiré les plus grands artistes : peintres, cinéastes, chanteurs, poètes et romanciers.  Sa librairie généraliste de près de 300 mètres carrés est une institution du quartier.  Chaque semaine son équipe de quinze libraires organise des signatures et des rencontres d’auteurs. C’est Alexandre Bord libraire plus particulièrement en charge des 40 mètres carrés de mezzanine consacrés à la BD et aux livres de poche qui nous reçoit.


 Quel est le livre le plus emblématique de la librairie que vous défendez avec ferveur ?
 « La Gana » de Fred Deux (Le temps qu’il fait). Ce roman avait été publié par Maurice Nadeau en 1958. C’est un livre culte qui se passe de main en main. Il m’a été transmis par un de mes collègues à la librairie, Matteo Cavanna. C’est un livre monstre sur la poésie cruelle de l’enfance et sa perception singulière du monde des adultes. Ce livre a refait surface après une forme d’oubli et on est tous fiers de pouvoir lui donner une deuxième vie à la librairie. C’est ça aussi notre métier.



Confiez nous une brève de librairie

Il y a quelques années, Radio Nova a enregistré une émission en direct à la librairie pour parler littérature. Une jeune chanteuse y était invitée à chanter en live. Personne ne la connaissait. Elle a interprété deux chansons, l’une venait du répertoire de William Sheller « Photos souvenirs », l’autre était une de ses compositions intitulée « Nuit 17 à 52 ». Elle était toute timide, voire fragile. Mais quand elle s’est mise à chanter, on a été tous scotchés sur place. On s’est dit qu’il s’était passé quelque chose que l’on n’était pas près d’oublier.  C’était Christine and the Queens.